Vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressemble la voix d’un glacier ?
Fermez les yeux. Imaginez-vous au cœur des montagnes. Une grande étendue blanche, un glacier. Vous êtes seul. Vos pas crissent dans la neige, la glace craque doucement. Le vent souffle, puis s’arrête. Et le silence. Un silence épais, comme étouffé.
En tendant l’oreille, vous percevez alors de légers bruits. Presque imperceptibles. Ils viennent du cœur du glacier, de sa surface comme de ses profondeurs. Ils trahissent ses mouvements lents et discrets. Un dragon de glace endormi, qui rêve et bouge. Les glaciers, les calottes polaires et les plateformes de glace ne sont jamais vraiment silencieux. Le moindre mouvement produit une vibration qui contient de précieuses informations sur leur dynamique.
Ces vibrations sont étudiées par les cryosismologues, comme Ugo, fondateur de KRAKS. Son travail consiste à écouter les glaciers pour comprendre comment ils se déplacent, comment ils réagissent à la fonte, comment les crevasses s’ouvrent ou ce qui se passe sous des centaines de mètres de glace. Ces signaux sont souvent trop faibles et trop graves pour être entendus.
Pour les enregistrer, Ugo utilise des sismomètres, les mêmes instruments que pour les tremblements de terre. Avec Clovis, ingénieur du son, Ugo rend ces sons audibles pour vous donner accès aux murmures des glaciers.
Fermez les yeux. Imaginez-vous au cœur des montagnes. Une grande étendue blanche, un glacier. Vous êtes seul. Vos pas crissent dans la neige, la glace craque doucement. Le vent souffle, puis s’arrête. Et le silence. Un silence épais, comme étouffé.
En tendant l’oreille, vous percevez alors de légers bruits. Presque imperceptibles. Ils viennent du cœur du glacier, de sa surface comme de ses profondeurs. Ils trahissent ses mouvements lents et discrets. Un dragon de glace endormi, qui rêve et bouge. Les glaciers, les calottes polaires et les plateformes de glace ne sont jamais vraiment silencieux. Le moindre mouvement produit une vibration qui contient de précieuses informations sur leur dynamique.
Ces vibrations sont étudiées par les cryosismologues, comme Ugo, fondateur de KRAKS. Son travail consiste à écouter les glaciers pour comprendre comment ils se déplacent, comment ils réagissent à la fonte, comment les crevasses s’ouvrent ou ce qui se passe sous des centaines de mètres de glace. Ces signaux sont souvent trop faibles et trop graves pour être entendus.
Pour les enregistrer, Ugo utilise des sismomètres, les mêmes instruments que pour les tremblements de terre. Avec Clovis, ingénieur du son, Ugo rend ces sons audibles pour vous donner accès aux murmures des glaciers.
Pendant longtemps, la sismologie a servi à étudier l’intérieur de la Terre à partir des séismes et des volcans. Plus récemment, elle s’est tournée vers la surface, pour étudier des phénomènes liés à l’eau, à la météo ou à l’activité humaine.
Ces sources produisent des signaux continus et complexes, longtemps considérés comme du simple « bruit ». Mais depuis une vingtaine d’années, on sait que ce bruit contient une information précieuse. Et ce sont ces bruits que Ugo cherche dans les glaciers.
Par exemple, l’ouverture des crevasses produit de petites vibrations qui peuvent être détectées à distance. Leur étude permet de mieux comprendre les forces à l’intérieur des glaciers et d’évaluer les risques. À la base des glaciers, la glace glisse sur des roches et des sédiments. Ce frottement génère aussi des signaux sismiques. Leur augmentation peut parfois annoncer une instabilité ou une avalanche de glace.
Ces sources produisent des signaux continus et complexes, longtemps considérés comme du simple « bruit ». Mais depuis une vingtaine d’années, on sait que ce bruit contient une information précieuse. Et ce sont ces bruits que Ugo cherche dans les glaciers.
Par exemple, l’ouverture des crevasses produit de petites vibrations qui peuvent être détectées à distance. Leur étude permet de mieux comprendre les forces à l’intérieur des glaciers et d’évaluer les risques. À la base des glaciers, la glace glisse sur des roches et des sédiments. Ce frottement génère aussi des signaux sismiques. Leur augmentation peut parfois annoncer une instabilité ou une avalanche de glace.
L’eau de fonte qui s’écoule sous les glaciers joue un rôle clé dans leur mouvement. Bien que cet environnement soit inaccessible, les écoulements d'eau sous le glacier produisent des vibrations qui remontent jusqu’à la surface.
Les glaciers qui arrivent sur les rivages de la mer libèrent des icebergs lors d’événements de vêlage. Ces ruptures peuvent durer plusieurs minutes et produire des vibrations comparables à de petits séismes. Les étudier aide à mieux comprendre la perte de masse des glaciers polaires.
Aujourd’hui, ces méthodes sont utilisées partout dans le monde, des Alpes à l’Antarctique, pour mieux comprendre combien d’eau circule sous les glaciers… et comment cela influence leur avenir.